DZ Mafia : « DZ » comme Algérie, l’inquiétant héritage du FLN ?

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La DZ Mafia est une organisation ressemblant aux bureaux du FLN en France dans les années 50/60.

Cette organisation mafieuse est née de l’immigration algérienne, des structures claniques importées qui se sont concentrées dans les grands ensembles urbains. C’est aussi une culture du caïdat, venue d’Algérie, qui s’est développée en France, protégée par l’antiracisme au cours des 40 dernières années.

Il n’y a pas de système pyramidal comme pouvait l’être la mafia italienne, avec un parrain qui domine sa famille.

C’est un ensemble de systèmes claniques alliés qui scellent des pactes, des coopérations, et ces systèmes claniques sont dirigés et animés par des fratries, des cousins, auxquels se joignent des « blancs » des quartiers, jeunes renégats qui se sont weshisés et ont trouvé un refuge leur permettant de bien vivre et de bénéficier des solidarités claniques locales.

En réalité, la DZ Mafia, ce sont les barbaresques sans les navires corsaires, mais avec des bolides achetés avec le commerce de la drogue, mais pas seulement la drogue. Cette organisation a diversifié ses activités ; prostitution, marques de contrefaçons, butins de braquage, trafics d’armes et vols de marchandises sur des semi-remorques sur les aires de repos.

C’est une extension renouvelée d’une pratique extra civilisationnelle qui s’est solidement développée en France.

David Duquesne

 

NDLR — Les menaces proférées contre le maire d’Alès, Max Roustan, par la « DZ Mafia » ne sont pas sans rappeler certaines pratiques du FLN pendant la guerre d’Algérie et, plus encore, dans les mois qui suivirent le « cessez-le-feu du 19 mars 1962 ». Comment ne pas faire le parallèle avec le sort de Marcel Astier, ancien maire de Souma, enlevé le 23 août 1962 et jamais retrouvé, après avoir refusé de céder aux menaces dont il faisait l’objet de la part du FLN ? Son destin tragique fut, hélas, celui de plus de 2 000 Européens d’Algérie portés disparus après le 19 mars 1962.